PROJET VERT L’AVENIR : Chronique d’écosurvie : SIMPLE COMME : « BONJOUR! »

18 juin 2009
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Bonjour ! Et voilà, tout est réglé.

Permettez-moi d’émettre une hypothèse : « Si tout le monde se disait bonjour, il ne resterait plus beaucoup de problèmes à régler. » Je m’explique. Mon impression du monde dans lequel je vis est que tout va trop vite. Sans vraiment vouloir le faire consciemment, on recherche presque toujours la solution perçue comme « facile ». J’ai grandi en me faisant répéter que le chemin le plus court entre deux points était toujours la ligne droite. Pas de temps à perdre. Le matin, entre mon logis et le travail, je fonce. Imaginez un matin pendant lequel nous prenons le temps de saluer toutes les personnes que nous rencontrons. Un bonjour simple, mais cordial pour les « inconnus » et un petit-allongé-comment-ça-va pour les figures plus familières. Évidemment, si on prend le temps de demander à quelqu’un « comment ça va », nous assumons que nous prenons aussi le temps d’écouter la réponse. Admettons que ce soit possible. Je sais que c’est difficile à imaginer. Il est facile de craindre l’anarchie. Personne n’arrive à l’heure au travail, la circulation est bloquée parce que deux zailles se sont demandé « comment ça va » à une lumière rouge … Mais juste pour le fun, permettons-nous de rêver. Dans ce quartier, pendant les dix minutes de marche entre chez moi et mon travail, je me fais souhaiter de passer une bonne journée une vingtaine de fois et je fais pareillement de mon côté. Sur le panneau lumineux de l’école ça dit « respirez » avec un bonhomme sourire. T’as oublié ton porte-feuille et t’as le goût d’une bonne tisane … « Tu m’paieras quand tu r’passeras » qu’on me dit avec un sourire ; « Merci, bonne journée ». Les gens se mettent à se stationner à 2 km du centre-ville pour pouvoir recevoir leur dose de « bonjour » le matin (surtout quand il pleut et que le temps est sombre). Après avoir marché à l’école avec vos enfants vous prenez le temps de jouer au basket pendant quelques secondes au grand plaisir des plus petits. La peur d’être « en retard » au bureau n’existe pas plus que celle de se lever en retard pendant les vacances parce que vous aimez votre travail.

Vous êtes sceptiques ? Pourtant, ces « quartiers » existent. On les appelle communauté intentionnelle ou écovillage, écohameau ou écopatelin. Tout n’y est pas parfait, mais lorsqu’un problème fait surface dans un de ces milieux, les solutions arrivent de tous les côtés. Parce que les gens se connaissent ou au pire se « reconnaissent » ils ont moins peur les uns des autres et peuvent travailler ensemble. Ils s’impliquent à fond et par choix dans leur communauté.

Se dire bonjour, c’est prendre le temps de connecter avec l’autre. C’est dire, ou se faire dire, « Je t’ai vu, je te reconnais et je suis content ou contente que tu sois là ».

Sur ce, bonne journée !

Vous voulez en savoir plus au sujet des communautés intentionnelles : http://directory.ic.org/ ou http://www.planetfriendly.net/living.html#d

 

Suggestion de lecture de la semaine : The Economics of Happiness; Building genuine wealth, de Mark Anielski (disponible chez www.newsociety.com où vous trouverez aussi plein d’autres titres intéressants)

 

Aussi disponible sur le réseau des bibliothèques des TNO : 330.01 ANI