Rencontre de Bevington avec la presse locale : L’avenir de l’économie est au vert

11 juin 2009
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La députée ontarienne Chris Charleton en compagnie de Dennis Bevington

La députée ontarienne Chris Charleton en compagnie de Dennis Bevington

Le député de Western Arctic ne croit pas à une élection estivale

 Pour sortir de la tourmente économique, le député de Western Arctic, Dennis Bevington, propose d’investir dans l’économie verte.

Pour le néo-démocrate, le gouvernement conservateur rate son coup en s’empêtrant dans ce qu’il nomme un entêtement idéologique. « Il y a un problème idéologique : l’idéologie qui a lancé la mondialisation et le mouvement de libéralisation des marchés. Plusieurs politiciens ne peuvent s’ajuster à la réalité, à la nécessité d’entrer dans une nouvelle tangente économique », a-t-il lancé le 4 juin, lors d’une rencontre avec la presse locale.

Bevington était accompagné pour l’occasion par la députée ontarienne Chris Charleton, qui dirige le groupe de travail sur la relance de l’économie du Nouveau parti démocratique. Cette dernière a aussi plaidé en faveur d’un changement de donne économique.

« Les vieilles solutions pour stimuler l’économie – réduire la taille du gouvernement, alléger la réglementation des marchés, offrir des déductions fiscales massives – toutes ces solutions, à l’évidence, n’ont pas porté fruit, estime-t-elle. […] Nous devons envisager une reprise économique verte. Il faut envisager les solutions économiques vertes si l’on souhaite une reprise qui soit durable ».

Au premier chef, Bevington propose des investissements dans le secteur des énergies renouvelables. Il déplore le manque de vision du gouvernement conservateur à cet égard. « Pour la première fois cette année, les investissements mondiaux en énergie renouvelable ont surpassé les investissements dans le secteur pétrolier et gazier, note-t-il. C’est merveilleux. Au Canada, le gouvernement fédéral traîne de la patte. Nous devons investir bien davantage dans les énergies renouvelables. Le reste du monde s’engage très rapidement dans cette direction,y compris les États-Unis; le Canada, lui, pas encore ».

Dennis Bevington possède lui-même une entreprise qui œuvre dans le secteur des énergies renouvelables.

 

Aux TNO?

Mais dans le contexte des Territoires du Nord-Ouest, où l’économie est basée sur les ressources naturelles, dont le pétrole, n’est-il pas imprudent de miser sur l’économie verte?

Pas du tout, pense le député. « Des investissements dans les énergies renouvelables vont aider le secteur minier », estime-t-il. L’accès à des sources d’énergie alternatives peut faire chuter les frais d’exploitation des mines en réduisant la dépendance au pétrole, dont le coût est en constante fluctuation. « Personne ne fait plus confiance aux pétrolières pour ce qui est de la stabilité des coûts », dit-il.

Surtout, il note que le territoire pourrait bénéficier de ces investissements. « Nous avons besoin de ce genre d’investissement de grandeur, dans le nord. Le gouvernement territorial le reconnaît et nous avons besoin de l’appui du fédéral également », dit-il.

« On va construire quatre éoliennes à Tuktoyatuk, poursuit Bevington. Je pense que le fédéral devrait être partenaire dans ce projet-là. Le gouvernement des TNO a fait sa part et est prêt à aller de l’avant avec ce projet, après cinq ans de planification. Il serait temps que le fédéral fasse son bout de chemin. Je vais certainement faire du démarchage auprès du ministre des Ressources là-dessus quand je vais retourner à Ottawa. »

 

Pas d’élections

Questionné à savoir si les succès du Parti libéral dans les récents sondages lui faisaient craindre une offensive de l’équipe de Michael Ignatieff pour renverser le gouvernement, Dennis Bevington conserve son calme.

D’après lui, le contexte de travail à Ottawa ne laisse pas du tout présager une élection estivale. « Le Parlement fonctionne mieux en ce moment que n’importe quand depuis trois ans. Je ne crois pas qu’il y aura une élection. Il faut que nous travaillions pour les Canadiens. […] Je ne pense pas que les Canadiens ont beaucoup de sympathie pour les emplois des députés en ce moment; ils sont plus inquiets par leurs propres emplois. Ce n’est vraiment pas le moment pour un scrutin ».

Il note que l’esprit de coopération qui anime présentement les partis d’opposition permet de garder le gouvernement conservateur à carreau. « Les Conservateurs ne peuvent pas mettre leur ordre du jour de droite de l’avant. Auparavant, ils parvenaient à diriger le pays comme un gouvernement majoritaire. Mais nous les avons neutralisés ».