PrOJET VERT L’AVENIR : Chronique d’écosurvie : ENVIRONNEMENTALISTES EXTRÉMISTES

21 mai 2009
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Je ne sais pas si vous avez remarqué vous aussi qu’il semble y avoir de plus en plus de gens qui tentent de faire un lien entre Al-Qaida et les groupes environnementalistes. J’exagère, mais à peine. À entendre parler certaines personnes on est tenté de croire que tous les maux de la planète sont causés par ces maudits écologistes. Voyons voir si je peux réfléchir avant de réagir.

 

Tout d’abord les mots : Environnement et/ou Écologie. Wikipédia et le Robert nous renvoient de l’un à l’autre. Les deux ont rapport au milieu dans lequel on vit. Rajoutons leur un « iste » et on devient une personne qui étudie ou qui défend l’environnement. Ce fameux suffixe « iste » on ne se gêne pas à l’utiliser à toutes les sauces d’ailleurs. Selon certains, entre les mots abolitioniste (partisan de l’abolition de l’esclavage) et zutiste (membre d’un cercle de poètes qui disaient « zut! » à tout) il y aurait environ 800 mots se terminant en « iste ». Environnementaliste et écologiste ont fait leur apparition dans le dictionnaire autour des années 1970. Fait à noter ; même si le mot n’existait pas en son temps, Henry David Thoreau (1817-1862) qui a écrit Walden ou la Vie dans les bois (1854) est considéré comme le premier environnementaliste.

 

Il est intéressant de constater que de nos jours on puisse insulter une personne en la traitant d’écologiste. Méchante insulte : « Aye toé, espèce de con qui essaie de comprendre ou de défendre ton environnement ! » Je peux consevoir qu’on puisse vouloir s’associer par choix à quelques-uns de ces 800 « istes » dans la liste. Bien qu’on puisse naître dans un milieu fasciste, fondamentaliste ou capitaliste, ces traits, à moins que je me trompe, ne font pas partie de la nature humaine. Je peux décider de ne pas participer et de ne pas être associé aux activités de groupes fascistes. Il en va de même avec le capitalisme (même si bien des nord-américains semblent penser qu’il n’y a pas d’autres façons de vivre sa vie). Mais est-ce vraiment possible de vivre sainement sur terre sans être « environnementaliste » ? Peut-on vivre dans un milieu sans le défendre ou du moins sans essayer de le comprendre ?

 

Comme dans bien d’autres domaines c’est aux extrémistes qu’il faut faire attention. Et peut être aussi aux gens qui ne prennent pas le temps de bien choisir leurs mots. Comme par exemple ceux qui ne font qu’un des animalistes, des alarmistes et des écologistes.

 

Donc, la prochaine fois qu’on vous traitera d’environnementaliste, souriez et dites merci. Et si le cœur vous en dit, essayez donc de comprendre la position de cette personne face à son environnement. Comme je l’ai déjà demandé à quelqu’un qui me traita de « tree-hugger », si on n’est pas un « tree-hugger » qu’est-ce qu’on est ? un « truck-hugger » ???

 

Suggestion de lecture de la semaine :

 

Le livre Walden de Henry David Thoreau disponible dans le réseau des bibliothèques publiques des TNO.

 

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