Le Canadien de Montréal : « Ça sent la coupe »

23 octobre 2014
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22 octobre 2014 — Tous les matins suivant une victoire du Canadien de Montréal on dit au bureau en plaisanterie : « Ça sent la coupe. » Et on l’a dit souvent depuis le début de la saison. En fait, au matin du mercredi, les joueurs du club regardent le classement et le club trône au 1er rang de la LNH.
Oui, le club a disputé un match ou plus que les autres équipes, mais ça fait quand même six victoires en sept matchs depuis le début de la saison. On se met alors à regarder les statistiques du club pour comprendre ce départ en coup de canon (c’est mieux qu’un départ en queue de canon aurait dit un ancien entraineur du club).
Le club a une moyenne de buts comptés par partie de 2,86, ce qui le place au 13e rang des équipes. Bon, c’est bon, mais pas assez pour expliquer leur bon rendement. Ça doit être les buts accordés.
Le club a accordé en moyenne par partie 3,00 buts, ce qui le place au 19e rang de la LNH. C’est encore pire que sa moyenne de buts comptés.
En avantage numérique, le club a un pourcentage de réussite de 14,3 %, 20e dans la LNH. Décidement, plus je fouille, pire c’est.
Son jeu en désavantage n’est guère plus reluisant. Le club est au 15e rang de la LNH avec un pourcentage de réussite de 82,1 % en désavantage numérique.
N’ayant toujours trouvé aucune statistique qui explique ce début de saison – à l’exception du nombre de points au classement –, je regarde vers les dernières colonnes de statistiques et je tombe sur le rendement dans le cercle des mises en jeu.
Enfin, voilà un aspect du jeu où le Canadien est excellent. Le club est au deuxième rang avec un pourcentage de réussite lors des mises en jeu de 55,5 %. Manny Malhotra avec 67,3 %, David Desharnais avec 57,6 % et Lars Eller avec 56,0 % figurent parmi les meilleurs de la ligue. Thomas Plekanec continue d’en arracher avec un pourcentage de 47,9 %.
Bon, cette statistique explique que le club se retrouve plus souvent en contrôle de la rondelle après une mise en jeu, mais c’est tout. Le club ne compte pas des buts à la tonne et n’évite pas que les clubs adverses remplissent son filet.
On ne trouve pas de statistiques classiques pertinentes pour expliquer le rendement du club. C’est probablement pourquoi je ne cesse de me dire « qu’un jour, ça va casser ».
Il faudra probablement attendre la sortie des premières statistiques de 2014-2015 pour le Corsi et le Fenwick avant de comprendre ce qui se passe en ce moment, car aucune statistique classique n’explique cela.
Le Canadien est revenu de l’arrière à six reprises pour gagner ses matchs. Y a-t-il une statistique sur la force du mental?