Soumission finale à l’OEREVM : « C’est un joyau du Nord! » - Jean Carter, au sujet du lac Nonacho

28 janvier 2010
0 Commentaire(s)

Jean Carter, dont la famille est propriétaire des camps de pêche du lac Nonacho, remet sa soumission finale aujourd’hui (vendredi), 29 janvier, à l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (OEREVM). Elle a témoigné, en entrevue avec L’Aquilon, de ce qu’elle ressentait, à quelques jours à peine de la veille de cette remise.

« Nous sommes peut-être un petit joueur, mais nous sommes dans une industrie majeure [tourisme] », plaide Mme Carter, qui entend faire tout en son possible pour ne pas perdre son entreprise aux mains de la compagnie Dézé Corporation. En plus de rappeler son attachement pour ces terres sur lesquelles elle gravite depuis les cinquante dernières années, Mme Carter rajoute qu’elle a vu les marques de tels projets dans la nature. Elle se remémore que la construction de l’actuel barrage hydroélectrique Talston, dans les années 1960, a laissé une immense lisière d’arbres morts, ainsi qu’un territoire dévasté autour des lignes. Elle soulève aussi que les gens qui visitent un camp comme celui du lac Nonacho y viennent pour la paix et la tranquillité et « [qu’]ils ne veulent pas voir des lignes de transmission ».

« Il y a trop de questions qui demeurent sans réponse pour le moment », affirme Mme Carter au sujet des répercussions environnementales. « C’est comme si nous extrairions des émeraudes et que nous les remplacerions par du zircon », illustre la dame. Elle balance ses propos en expliquant qu’elle est loin d’être contre le progrès. « Cependant, à quel prix? », questionne-t-elle. « Si nous ne vivons que pour aujourd’hui, il n’y aura pas du futur, aucun », avertit-elle en se basant sur son expérience.

Elle ajoute qu’elle trouve cette situation regrettable : « Je me sens mal puisque nous avons des amis et de la famille qui travaillent pour cette compagnie d’énergie. Je vis dans une petite communauté, je vis avec eux ». La dame remet donc sa soumission aujourd’hui. Au moment de mettre sous presse, il avait toujours été impossible d’entrer en contact avec la compagnie Dézé Corporation.