PROJET VERT L’AVENIR : Chronique d’écosurvie : AAAAAAARGH !!!!!

01 octobre 2009
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Chronique tapée à coups de poing sur le clavier

 Trois fois par semaine, je me dis que j’ai atteint ma limite. Que je n’en peux plus de supporter la bêtise humaine. Une fois l’heure (et souvent ça dure 55 minutes) je ne peux plus souffrir le lot de conneries qu’on nous sert dans les médias, le bull-shitage omni-présent tout autour de moi. Oh bien sûr il y a du bon … les oiseaux qui gazouillent harmonieusement, le clapoti des ouaouarons, les coucher de soleil à Matane … oui oui je vois tout ça. Mais à ce moment-ci, de focusser sur le bon côté des choses il me semble que c’est un peu comme nager dans le bonheur d’un lac surplomber d’une multinationale. Personnellement j’ai bien de la misère à relaxer en flottant dans la merde!

 

Voici ce qui m’a fait péter mon plomb cette semaine; en traversant le stationnement pour me rendre à l’épicerie je passe devant une voiture stationnée avec le moteur qui tourne. Comme d’habitude, ça m’agace, mais je continue mon chemin. Je passe devant une série de pancartes interdisant d’ailleurs de laisser tourner son moteur à quelques mètres de là. Je fais mon épicerie, puis une quinzaine de minutes plus tard repasse devant la voiture, toujours en marche. Cette fois, j’interviens, très poliment : « Pardon Monsieur, est-ce que je pourrais vous demander la raison pour laquelle vous laissez tourner votre moteur ? » « Oh! » dit-il en abaissant le livre qu’il est en train de lire « Je me suis laisser emporter par l’histoire. » Je dis; « C’est parce que nous sommes passés devant vous il y a une quinzaine de minutes et votre moteur était déjà en marche. » « Oui, oui, je sais », dit-il. Puis il se remet à lire. Toujours poliment, je lui demande s’il a l’intention d’éteindre son moteur. Il baisse lentement son livre et me lance un regard qui, si nous avions été au Texas, aurait certainement été accompagné d’un coup de feu. « Je vais laisser tourner mon moteur si j’en ai envie. » C’est ici que j’arrête d’être poli. « Évidemment, si vous voulez être un trou de cul, c’est votre choix. » Sur ce, il se met à rouler. À ce point-ci je me dis qu’au moins il ne fait plus de sur-place !

 

Bon ! Si c’était à refaire (et ce n’est pas les occasions qui manquent malheureusement) j’aimerais bien rester poli jusqu’à la fin. Je me suis dis que j’aurais pu simplement dire : « Vous savez, c’est illégal de laisser son moteur tourner lorsqu’il fait 20 degré Celsius dehors. » Malheureusement, ça ne l’est pas. À Yellowknife les sections 65 et 66 du « Highway traffic by-law no.4063 » nous dises que tant qu’il y a quelqu’un dans le véhicule, l’imbécillité est maître à bord.

 

« Desperate times call for desperate measures » Je propose donc un rassemblement devant l’hôtel de ville de Yellowknife pendant lequel nous pourrions occuper tous les espaces de stationnement légalement disponible (nous ne voulons pas agir illégalement bien sûr) et laissons tourner nos moteurs pendant une heure ou deux. Je pourrais en profiter pour scientifiquement calculer le nombre de sacs de vidanges de 120 litres qu’on peut remplir à l’aide des gaz produits par le tuyau d’échappement d’une voiture en un temps donné… disons, 20 minutes. Sacs que nous pourrions ensuite remettre au maire en guise de cadeau – du CO2 c’est bon pour l’environnement, non ?

 

La suggestion de lecture de la semaine: Permaculture; Principles & Pathways Beyond Sustainability de David Holmgren. Disponible sur le réseau des bibliothèques des TNO (631.58 HOL) - http://www.holmgren.com.au/

 

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